Quotidien hivernal

Visites et travaux manuels

Écrit par Estelle pour le .

Nous voilà bien installés maintenant dans notre caravane. Lucie a pris à cœur de s’occuper des 3 chats et régulièrement du chien. Léon aime beaucoup rendre visite aux autruches et à l’émeu en semi liberté qui nous gratifie de nombreux câlins !

Nous découvrons de plus en plus Varna. Nous souhaitions découvrir le monastère d’Aladzha, taillé dans la roche un peu plus au nord et c’est avec joie que nous avons entrepris de nous y rendre en bus. Nous ne nous attendions pas à pouvoir profiter en plus d’une très chouette balade en forêt pour y accéder ! Les enfants s’amusent à grimper dans les arbres et Lucie nous demande de rester un peu plus longtemps dans les bois tant cette exploration et ses possibilités lui plaisent.

Malheureusement pour nous, nous arrivons devant portes closes jusque fin février, ce qui ne nous permettra pas du tout de faire cette découverte. Nous y faisons néanmoins une très sympathique rencontre ! Alors qu’un couple arrive, Marc explique en français (une façon de dire sans le dire qu’il ne parle pas bulgare) que l’accès est fermé aux visites. Et Nadia nous répond dans un français impeccable ! Nadia et Alexis sont tous les deux musiciens. Elle joue du hautbois à l’opéra de Varna et a terminé ses études au conservatoire de Paris, ce qui explique qu’elle parle si bien notre langue.

Alexis, lui, joue de la cornemuse traditionnelle bulgare, la gaida. Nous échangeons vite au sujet de notre projet et nous apprenons qu’ils discutaient à l’instant de l’avenir en se disant que le rythme qu’ils vivaient leur devenait de plus en plus difficile à supporter. Cette rencontre et notre projet vient donc nourrir leur réflexion et nous en sommes heureux. Ce thème du rythme de vie difficile à supporter revient de plus en plus dans les rencontres et ce n’est pas prêt de s’arrêter je pense. Les temps changent…

Varna est également l’occasion de s’approvisionner pour nos expériences ou petits travaux que nous ne pouvons pas nous permettre sous tente. Lucie et moi fabriquons des boucles d’oreilles, un peu de maquillage, de l’huile solaire et du baume cicatrisant à base de plantain pour la suite.

A la ferme, c’est le moment où nous devons trouver et préparer du bois pour pouvoir continuer à nous chauffer. Ici le bois est très cher et nous n’avons qu’un peu de chêne que nous devons faire durer. Alors nous récupérons les vieux bois des clôtures et barrières, des chutes chez les voisins… Les températures chutant de nouveau, nous avons parfois plus de 4 cm de glace dans les bacs d’eau des animaux. Et le ressenti de la température est parfois inférieur à -6. Heureusement les enfants le vivent sans problème !